Bas nylon vintage – Les origines d’un mythe

Cela fait déjà plus de 70 ans que le nylon s’est imposé dans le domaine de la lingerie féminine. Depuis lors, il n’a de cesse de mettre en valeur les jambes des femmes.

D’invention révolutionnaire, le bas nylon est aujourd’hui considéré comme un accessoire vintage. Ou, en d’autres termes, un « accessoire de l’ancien temps », ou encore « rétro » si vous préférez.

Ainsi, son ascension semble avoir été aussi fulgurante que le fut son déclin (en moins de 50 ans)… Il n’empêche qu’aujourd’hui, avec l’essor de la mode vintage, il retrouve une place de choix dans nos tiroirs de lingerie intime ! Coup de projecteur sur cette matière si familière et pourtant assez méconnue.

Le nylon – Une invention américaine

C’est de l’autre côté de l’océan Atlantique, sur la terre des cowboys, que commence l’histoire de cette matière qui a véritablement révolutionné son temps. Sa paternité revient à un chimiste américain répondant au nom de Wallace Carothers.

Inventé en 1935, ce que l’on appelle « nylon » désigne en réalité une matière plastique de type « polyamide ». Cet article n’ayant pas vocation à couvrir un sujet scientifique, n’hésitez pas à faire un tour sur ce site pour en apprendre davantage sur sa nature chimique.

Ce qui nous intéresse, c’est plutôt les caractéristiques concrètes de cette matière synthétique (NDLR Non naturelle). Fibre légère et souple tout en demeurant particulièrement solide, ces caractéristiques se trouvent être idéales pour habiller avec raffinement les jambes des femmes.

Le saviez-vous ? Bien avant d’être utilisée pour confectionner des pièces de lingerie féminine, cette matière était utilisée pour fabriquer des brosses à dents… Eh oui, c’est un peu moins sexy, mais super pratique quand même !

Les bas nylon — Ascension fulgurante et retour au vintage

Bien que l’invention de la matière nylon remonte à 1934, ce n’est pourtant qu’en 1939 que le premier modèle est commercialisé (aux États-Unis). Ce produit était alors connu sous le nom de « bas en soie synthétique ».

Le saviez-vous ? Les bas étaient traditionnellement fabriqués à partir de soie. Mais, cette matière étant coûteuse, les inventeurs ont toujours cherché un substitut satisfaisant. En France, avant l’arrivée du bas nylon (en 1945), c’était de la soie artificielle à base de viscose (nommée rayonne), qui était utilisée.

Bien plus satisfaisant que la « rayonne », imitation quelque peu grossière de la soie, le nylon n’a eu aucun mal à supplanter cette matière dans la confection de collants.

À ses débuts, le bas nylon remporte bien entendu un succès instantané auprès de sa cible (les femmes américaines). Il présente en effet l’avantage de s’effiler beaucoup moins et d’être moins cher à produire que la soie.

Comme précisé un peu plus haut, ce n’est qu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale que les Européennes ont pu profiter du nylon pour sublimer leurs jambes.

De pair avec le fameux porte-jarretelles, il devint un symbole fort de séduction, de glamour et de féminité. Cependant, les mœurs évoluèrent assez vite et le porte-jarretelles fit les frais d’une mauvaise image auprès des femmes.

En effet, il avait tendance à être associé aux femmes de petite vertu, soumises aux fantasmes machistes. Heureusement, cette époque est révolue et le porte-jarretelles, au même titre que le bas nylon, est devenu un incontournable de la mode vintage !

Au-delà d’une mauvaise passe pour le porte-jarretelles, le bas nylon s’est trouvé quelque peu remplacé par le collant qui s’accommode très bien de l’essor d’un engouement pour les mini-jupes.

Il aurait pu être mort et enterré avant d’atteindre le siècle d’existence, mais cela est sans compter sur la tendance vintage qui revient au goût du jour ! Vous êtes peut-être un ou une adepte de ce mouvement « rétro », vous savez donc qu’il est primordial d’opter pour des produits de qualité !

Il peut être difficile de trouver les bons fabricants pour un produit neuf qui respecte un style vintage (et donc ancien par définition). Cependant, certaines marques en font leur fer-de-lance, par exemple la marque de bas nylon Cervin Paris, qui se targue de proposer des modèles de haute qualité (avec ou sans couture).

Vintage, oui, mais pas vieillot ! Assistons-nous à sa renaissance ?