La distribution alimentaire : toute une histoire de logistique

Achat et revente sont les deux maître-mots de la distribution alimentaire. Afin de gérer correctement les flux d’information et les flux physiques au sein du circuit qui permettent d’assurer le bon acheminement, dans de bons délais, de la marchandise de l’entrepôt à la surface de commercialisation, il est indispensable que le grand distributeur mette en place une « supply chain », ou chaîne de gestion logistique.

Certaines entreprises telles que la CABF, grossiste alimentaire, ont développé leur savoir-faire logistique afin de pouvoir répondre aux divers besoins du distributeur en termes de stockage et d’acheminement. Les centrales d’achat ont l’avantage de permettre le regroupement à l’échelle régionale ou nationale de l’ensemble des produits achetés en gros.

Pourquoi de tels besoins logistiques ?

Ces 25 dernières années, les besoins en termes d’entreposage en magasin ont très nettement évolué. En effet, l’approvisionnement des magasins était généralement réalisé par le fournisseur lui-même, ce qui impliquait un besoin de stockage important sur le lieu de vente. Pour le grossiste alimentaire, ces conditions étaient notamment dues au fait que, pour être rentable, l’acheminement ne devait se faire que lorsque les véhicules de transport étaient entièrement remplis.

Par ailleurs, le nombre de produits en magasin est de plus en plus élevé, avec en moyenne une sélection d’un total de 100 000 produits par grande surface, qui elles aussi tendent à s’agrandir comme vous pouvez le voir ici. Pour répondre à de telles quantités de marchandise, il est donc indispensable d’adapter la logistique en réduisant les besoins d’entreposage en magasin.

C’est ainsi que la mise en place d’une chaîne de gestion logistique maîtrisée constitue pour le grossiste alimentaire une opportunité de libération d’espace au sein des magasins, et donc une possibilité de commercialisation d’un plus grand nombre de produits.

Logistique et distribution alimentaire : quels objectifs ?

La distribution alimentaire se base sur deux fonctions essentielles que sont l’achat et la revente de marchandises. En termes de logistique, ces missions sont facilitées dès lors que les flux physiques sont correctement gérés. Pour ce faire, les plateformes d’entreposages se spécialisent afin d’allonger les circuits en optimisant les équipements à leur disposition. C’est ainsi que le grossiste alimentaire est capable de stocker et livrer dans des conditions optimales, que le produit soit sec, frais ou surgelé.

D’autre part, la logistique actuelle s’intègre à la chaîne de distribution alimentaire de manière fractionnée. Elle comprend la maintenance, la gestion de l’entreposage de marchandises… en plus de ses deux fonctions originelles que sont le transport et le stockage. L’objectif logistique majeur reste la réduction des stocks en magasin et, par le biais de cette diversification des missions logistiques, le grossiste alimentaire adopte un regard plus stratégique.

Néanmoins, il ne faut pas oublier que le succès d’une chaîne de gestion logistique sera également déterminé par des choix géographiques stratégiques. L’implantation d’un entrepôt logistique se doit d’être réfléchie : se baser auprès de Rungis par exemple, qui est considéré comme l’un des acteurs mondiaux majeurs du marché de gros en termes de produits frais, constitue un choix logistique tactique.

Recevoir, stocker, conserver, renvoyer : voilà le propre du grossiste alimentaire. Avec l’évolution de la société de consommation et l’augmentation du nombre de produits de commercialisation disponibles, une bonne maîtrise de la chaîne de gestion logistique permettra une bonne gestion des flux entre l’entreprise et ses clients. Le tout est de choisir son distributeur, et pour ce, voici quelques conseils.