Zoom sur l’indétrônable jean made in France

Le jean (ou paire de jeans), fameux vêtement qui a littéralement conquis nos cœurs (et nos armoires/dressing), s’est « taillé » une place de choix dans nos mœurs. Les nombreuses tendances qui se développent dans le monde de la mode (comme ici) y ont régulièrement recours ; c’est dire ! Évidemment, nous savons tous ce que c’est, un jean. Mais, sans offense, donnons tout de même une petite définition académique : le jean est un pantalon coupé dans une toile Denim et renforcé par des rivets.

De plus, il s’agissait initialement d’un vêtement de travail. Cette petite définition a le mérite d’attirer notre attention sur ce qu’est la « toile Denim » et sur les origines d’un vêtement qui a littéralement changé de visage au fil du temps et des sociétés, donnant au passage naissance à ce que nous appellerons le jean français.

La toile denim – le fruit d’expériences de tisserands français

L’histoire du jean est une histoire passionnante et pleine d’anecdotes ! On dit souvent que l’origine du « jean » est française, mais ne n’est peut-être pas tout à fait vrai. En effet, les prémices de l’histoire de ce fameux pantalon commencent en Italie, et plus précisément dans la ville de Gênes.

Cette ville est alors connue pour le tissu particulièrement résistant qu’elle produit, à base de lin et de coton. Une recette que des tisserands de Nîmes ont tenté de reproduire… Mais sans succès. Le jean français n’était pas pour tout de suite !

Cependant, leurs expérimentations infructueuses ne furent pas vaines. En effet, de fils en aiguilles (sans mauvais jeu de mot) ces artisans finirent par élaborer sur un tout nouveau type de toile au XVIIe siècle. Ainsi naquit la célèbre « toile de Nîmes », dont fut par la suite dérivée l’appellation « Denim ».

Très appréciée pour sa résistance, le Denim était porté par les bergers et les paysans. Ironie du sort, le Denim est ensuite exporté en Italie, à Gênes, où il fut teint en bleu indigo. Le périple de cette fameuse toile continue ensuite… Et traverse l’océan Atlantique.

C’est de l’autre côté de l’Atlantique que le premier « jeans » fut élaboré par Levi Strauss : renforcé par des rivets et proposé aux mineurs et aux bûcherons. Fort d’un franc succès auprès de son public, le jean supplante la salopette aux USA.

Le saviez-vous ? L’appellation « jeans » proviendrait de la contraction de l’expression « de Gênes » par les utilisateurs américains de ce vêtement. C’est dans les années 20 que le terme  « jeans » s’impose plus ou moins définitivement dans les mœurs.

De la tenue de travail des bucherons, marins et mineurs, le jean est devenu l’incontournable pantalon que chacun a dans son armoire. Une surprenante évolution !

Et le jean français made in France dans tout ça ?

Comme nous l’avons évoqué au fil d’un bref passage sur l’histoire du jean, ce pantalon est issu de la rencontre d’une toile française et d’une invention américaine. Si le jean est américain, le jean français a également de quoi se tailler la part du lion dans ce secteur.

Reconnus partout dans le monde pour leur savoir-faire en matière de couture et leur perfectionnisme : les français peuvent avoir une place de choix sur la scène mondiale du jean. D’ailleurs, certaines marques telles que « Atelier Tuffery », l’ont bien compris et capitalisent désormais sur cette notion de « made in France » pour conquérir de nouveaux marchés.

C’est dans les années 60 que le jean américain en toile de Nîmes commence à conquérir l’Europe. Des tailleurs français, tels que Célestin Tuffery, en font très tôt leur cœur d’activité. Ces jeans étaient encore à l’époque un vêtement de travail. En ce qui concerne Tuffery : vous avez peut-être déjà entendu parler des jeans « Tuff’s » : une marque aux accents très américains… Et pourtant bien française !  (Plus d’informations sur ce site).

Le jean français bénéficie donc d’une bonne image : une image de qualité qui peut aussi bien plaire dans l’hexagone qu’à l’extérieur. Surtout en ces temps où le made in France a beaucoup de succès auprès des consommateurs français. (En savoir plus)

Du jean haute qualité au faux jean bas de gamme, beaucoup de modèles existent, et tout autant de types de coupe. Malgré toute cette variété, la marque française Atelier Tuffery décide de se focaliser sur 9 modèles : 6 modèles homme et 3 modèles femmes si classiques qu’ils en deviennent absolument indétrônables.

Assez haut de gemme, il faut compter plus de 100e pour acquérir un Tuff’s 100% cocorico, mais nul doute que le jeu en vaut la chandelle… Et vous ? Prêt à passer au jean français ?