Adoptez vite la slow attitude salvatrice

Les horaires et les contraintes, qui ne sont jamais agréables, nous encadrent pourtant. Prenons une journée de travail ou dominicale type. Quand vous étiez enfant, vous deviez vous lever pour aller à l’école, alors que vous aviez encore besoin de sommeil. Une fois à l’école, vous deviez vous plier aux horaires et aux programmes des professeurs. Aujourd’hui, vous n’êtes plus un enfant mais vous devez toujours vous lever tôt alors que vous manquez encore de sommeil, vous plier aux missions et aux horaires que l’entreprise vous impose. Parfois, il se peut même que vous cumuliez plusieurs journées dans une même journée, à savoir une journée de travail, suivie d’une journée de tâches ménagères, puis d’une journée sportive et ludique. Et si vous adoptiez la slow attitude ?

Pourquoi faire 3 journées dans une journée ?

Essayons de comprendre pourquoi les individus occidentaux se plient aux contraintes extérieures.

Quelles sont ces raisons ?

  • La libération hégélienne : à en croire Hegel, le travail est paradoxalement aliénant et émancipateur. Il est libérateur parce qu’il permet à l’homme de façonner la nature à son image et ainsi d’accéder à la conscience
  • Le lien social : cumuler deux ou trois journées permet de rencontrer deux à trois fois plus de monde dans une journée, et donc d’entretenir le lien social.
  • Une image valorisante : la société actuelle a tendance à valoriser les personnes qui ont un rythme de vie effréné et qui multiplient les activités. Ainsi, il est socialement positif d’être très actif, si ce n’est proactif.

Pourquoi ne pas faire 3 journées dans une journée ?

Les contraintes extérieures sont nécessaires à notre émancipation, mais elles doivent être mesurées pour éviter l’aliénation. Pourquoi est-il préférable de faire une journée dans une journée ?

  • Éviter la fatigue physique : multiplier les activités, surtout si vous prenez les transports et que vous avez des enfants vous fatigue physiquement, ce qui nuit à votre santé.
  • Endiguer la fatigue mentale : les activités, le stress et le surmenage vous fatigue, ce qui nuit à votre bien-être.
  • Une journée qualitative plutôt que 3 journées moyenne : si vous mettez votre concentration et votre motivation au service d’une seule activité, le retour sur investissement sera probablement meilleur.
  • Le burn-out n’est pas valorisé socialement : notre société valorise les individus surmenés, très occupés et ayant une vie sociale très riche, mais nie que ces conduites mènent au burn out.

Adoptez la slow attitude

Parallèlement à la logique de performance obtenue par tous les moyens, émerge une sorte de mouvement hippie revisité par la nouvelle génération. En effet, on ne peut que constater le retour en force des médecines douces, notamment dans le monde du travail, et la mise en valeur d’un mode de vie plus sain fondé sur les bienfaits de la lenteur. Parfois, une même personne peut soutenir les deux discours, malgré la contradiction. Alors, comment trouver l’équilibre entre la quête du déploiement de ses capacités et le dépassement de ses limites ?

Slow attitude ou pas, ce qui apparaît clairement est le ras-le-bol du rythme inhumain imposé par la société contemporaine. Il ne reste plus qu’à espérer que les dirigeants s’y mettent…

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