La viande de qualité, une nouvelle approche pour séduire les consommateurs

Même si au niveau mondial, la consommation de viande a connu une progression fulgurante ces dernières décennies, il existe un certain nombre de disparités, la Chine (+46% en 2010) étant actuellement le principal moteur de cette progression. A contrario, sur le Vieux Continent, la consommation, en particulier pour ce qui est de la viande bovine, a chuté de manière importante. La solution ? Un retour à la qualité et à des produits plus goûteux et savoureux ?

Chute de la consommation de viande rouge

Il est bien fini le temps où l’on faisait la queue chez son boucher pour s’acheter de la viande de qualité. Désormais, trouver une boucherie traditionnelle relève parfois de l’exploit, le plus gros étant commercialisé dans les grandes surfaces qui tirent les prix vers le bas.

Pour autant, cette politique de tarifs agressifs parvient de moins en moins à séduire les clients puisque, d’une manière générale, la consommation de viande rouge a terriblement baissé depuis les années 70, tout du moins en Europe.

Pour ce qui est de la part de la viande bovine parmi toutes celles qui sont consommées en France, elle est passée de 39% en 1970 à 29% en 2011. En Belgique et durant le même laps de temps, elle a également perdu 9% pour stagner à 30%. Même constat dans bien d’autres pays de la Communauté Européenne comme l’Allemagne par exemple. En savoir plus ici.

Les causes ?

Si l’on prend l’exemple de la Belgique qui est représentatif de ce qui ce passe chez ses voisins, on constate que la consommation de viande a chuté sans jamais se relever à chaque nouveau scandale sanitaire. Vache folle, OGM et autres ont définitivement entaché l’image de marque de la viande rouge et bovine en particulier.

A cela, il faut ajouter des morceaux de moins en moins savoureux proposés en grande surface et un changement de notre mode alimentaire.

La viande de qualité, une nouvelle approche pour séduire le consommateurs

Quel avenir ?

Etant donné la crise que connait actuellement le secteur de l’élevage en Europe, il est peut être bon de remettre en question le mode de production pour coller aux attentes des clients et les faire revenir vers les étales des bouchers.

Certains vous diront que les prix sont nettement supérieurs et que les consommateurs ne seront pas séduits. Bien des exemples prouvent le contraire, comme la boucherie Côte à l’Os en Belgique. Etablissement familial repris en main par une seconde génération combinant tradition et innovation, Côte à l’Os est parvenue à augmenter de manière considérable sa clientèle, devenant même une référence en Belgique. Cet artisan boucher affineur fait même partie des 10 lauréats sélectionnés pour concourir pour le titre d’Artisan de l’année par La Vitrine de l’Artisan – Ambacht in de kinjker.

Pourquoi ? Parce que l’artisan qui est à la tête de cette boucherie ne mise que sur la viande noble ou d’exception. Aucune concession n’est faite pour ce qui est de la qualité et les bêtes sont même choisies directement chez les meilleurs producteurs locaux en Belgique, mais également en France, en Autriche, en Irlande et dans bien d’autres pays.

Sur l’étale de cet artisan amoureux de la bonne chair, on trouve ainsi de la Montbéliarde, de l’Hereford ou encore du prestigieux bœuf de Kobé en direct du Japon. Et cela fonctionne puisque cet établissement décroche régulièrement des récompenses et propose un service de commande en ligne via une boutique web dédiée.

Bien évidemment, les consommateurs ne sont pas prêts à augmenter leur budget pour manger de la viande. En revanche, quand on leur propose de la viande de qualité supérieure, ils se laissent volontiers tenter par une bonne viande goûteuse et savoureuse, quitte à en manger moins souvent.

Alors, la solution passe-t-elle par un retour à une production qualitative plutôt que quantitative ? Très probablement.

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