Comment faire face au trafic dans les transports franciliens ?

Les heures de pointe sont souvent une horreur pour les usagers des transports en commun. Qu’il s’agisse du RER, du métro ou des bus, vous êtes probablement comprimé contre les portes, les barres et les cloisons au quotidien. Voici quelques éléments d’éclairage sur cette situation qui fatigue de nombreux franciliens.

Rer pointe

Les chiffres du trafic quotidien

Les transports franciliens sont très fréquentés. Voici les chiffres qui concernent trois réseaux différents, à savoir le métro, les bus et les trains :

  • Métropolitain : en 2009, plus de 4,6 millions d’usagers pénétraient quotidiennement dans le métro. Le samedi, ce nombre s’élevait à plus de 3,3 millions, et le dimanche à environ 2 millions.
  • Autobus : une journée de l’année 2009 pouvait voir circuler autour de 3,4 millions de voyageurs. Le week-end, cette fréquentation descendait à 2,3 millions le samedi, ainsi qu’à 1,3 millions le dimanche.
  • Réseau ferroviaire : concernant les trains et le RER, près de 2,6 millions d’usagers entraient chaque jour ouvrable dans les gares SNCF d’Ile-de-France au cours de la même année (visitez ce lien pour plus d’informations).

On comprend donc pourquoi les heures de pointe dans les transports constituent un cauchemar pour de nombreux voyageurs. Quand tous ces usagers se retrouvent concentrés aux mêmes stations pour se rendre ou pour sortir du travail, l’espace au sein des wagons se trouve forcément restreint. Beaucoup doivent même attendre la rame suivante pour espérer pouvoir quitter leur quai.

Le fait est que la pointe est plus condensée le matin, entre 07h45 et 09h00 pour les réseaux ferroviaires. En revanche, elle est plus distendue le soir, puisque les plus grands flux de voyageurs apparaissent autour de 17h00. Ils sont aussi moins intenses qu’à l’heure du réveil (cliquez ici pour en savoir plus).

Il est important de noter que certaines périodes de l’année, telles que Noël, sont encore plus difficiles pour les usagers des transports.

Metro pointe

Les solutions à envisager

La première des choses à mettre en place consisterait sans doute à décaler les horaires de certaines tranches de la population. Les étudiants pourraient par exemple ne pas commencer leurs cours au même moment que les actifs.

Une expérience a notamment été menée à partir de 2012 à Rennes, en décalant d’un quart d’heure le début des cours matinaux. Les résultats ont été positifs, puisque c’est toute la ville qui a vu s’améliorer les conditions de circulation dans les transports (à découvrir sur ce site).

Etendre ce principe à la capitale permettrait de désengorger les heures de pointe. Et cela ne concernerait pas uniquement les étudiants, mais également divers salariés et catégories professionnelles.

Pointe rer

Le covoiturage est également mis en avant pour remédier à ces problèmes. Certaines entreprises mettent en œuvre cette pratique pour aider leurs salariés à mieux vivre leurs trajets quotidiens. Cela permet entre autres de contourner les soucis techniques, les défauts de signalisation, les malaises voyageurs et d’autres problèmes habituellement rencontrés dans les réseaux franciliens.

Mais le télétravail peut également être une alternative efficace. Travailler de chez soi ou dans un espace proche de son domicile permettrait à de nombreux usagers de ne pas avoir à prendre le bus, le RER ou le métro. Les wagons seraient donc logiquement moins pleins aux heures habituelles, et le bénéfice moral se ferait sentir pour tous. Les télétravailleurs sont généralement satisfaits des conditions dans lesquelles ils exercent leur métier.

L’amélioration des offres de la RATP et de la SNCF fait bien sûr aussi partie des solutions à envisager. Connecter les banlieues entre elles, agrandir et augmenter le nombre de rames sont des projets qui s’inscrivent dans le cadre du futur Grand Paris.

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