Habitudes de consommation : ce qui va changer en 2021

C’est une évidence, la crise sanitaire a entraîné de nombreux basculements dans les habitudes de consommation. Sans forcément s’en rendre compte, de nouveaux moyens et de nouveaux intermédiaires pour obtenir un bien ou un service sont apparus, et ont été adoptés par le plus grand nombre. L’état d’esprit qui pousse à la consommation a lui aussi changé. Quels sont quelques-uns de ces changements ?

La généralisation de l’achat en ligne

La consommation sur Internet existe depuis des années, mais les phases successives de confinement, ainsi que la méfiance vis-à-vis des lieux publics, ont étendu la pratique à de nouvelles classes d’âge. L’achat de biens sur Internet s’est notamment démocratisé par le biais des plateformes de click & collect. Tout comme le public s’est élargi, la fréquence de consommation a elle aussi augmenté.

Alors que les plateformes de e-commerce étaient généralement utilisées pour des achats exceptionnels, peu fréquents, les Français utilisent désormais ces sites pour faire leurs courses, ou pour des achats réguliers. Pour bien comprendre votre clientèle et leurs nouveaux comportements sur Internet, vous avez besoin d’outils pour analyser leurs habitudes de consommation. Loin d’être un effet temporaire en période de crise, la consommation sur Internet est faite pour durer : 87% des personnes ont l’intention de privilégier davantage encore les achats en ligne.

Une éthique écologique de plus en plus importante

Véritable enjeu sociétal, l’impact écologique de la consommation prend de plus en plus d’importance dans le choix d’un produit. Cela se traduit notamment par une plus grande volonté de transparence sur les méthodes de production. Les Français sont ainsi de plus en plus orientés sur des produits locaux, fabriqués en France. La pandémie a en effet mis en avant la relation de dépendance qui relie chaque pays aux autres, et sa vulnérabilité en cas de crise. La production nationale fait donc désormais partie des critères principaux dans le choix d’un produit.

Une autre attente des consommateurs est l’implication sociale des entreprises dont ils consomment les produits. Les entreprises engagent donc de plus en plus d’actions visant à promouvoir un sujet de société ou à intervenir sur des thématiques d’actualité.

L’individualisation des biens de loisir

Puisque les activités collectives sont interdites ou réglementées, les consommateurs se tournent de plus en plus vers des activités individuelles. C’est ainsi que près d’un million de personnes ont profité du “coup de pouce vélo”, un forfait de 50€ à utiliser pour réparer sa bicyclette. Plus globalement, les consommateurs se sont tournés vers des pratiques sportives individuelles, comme le jogging, la pêche ou le yoga. En contrepartie, les sports collectifs comme le rugby, le handball ou le football ont vu leurs ventes de tenues et d’accessoires en chute libre.

Les consommateurs s’orientent aussi vers des activités manuelles à domicile, comme le bricolage. Cela montre aussi que les consommateurs privilégient désormais la réparation au remplacement. D’une certaine manière, les achats compulsifs sont plus rares, car les consommateurs sont plus conscients et plus prudents par rapport à leur budget.

Les habitudes de consommation sont donc en plein basculement. Et il est probable que celles-ci se renforcent et évoluent encore à long terme. C’est l’occasion pour les entreprises de revoir leur politique de distribution et leur image de marque pour s’adapter à ces changements.

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