Les seniors : grands économes ou acheteurs compulsifs ?

Il est admis que les deux dernières générations consomment excessivement, et que, depuis les années 1970, certaines personnes auraient même développé des troubles émotionnels liés à la consommation comme l’achat compulsif. Parallèlement à la société de consommation, voire d’hyperconsommation, se développe la tendance à l’éco-responsabilité, c’est-à-dire à un mode de consommation plus respectueux de l’homme et de l’environnement qui ne pénalise pas la croissance.

Qu’en est-il du mode de consommation des seniors ? Sont-ils économes dans l’âme, affligés par l’inflation et convertissant toujours un prix en euro en ancien franc ? Sont-ils au contraire dépensiers ? Si oui, est-ce une volonté de stimuler l’économie, ou de nourrir une obsession qui consiste à amasser le plus d’objets possibles pour ne manquer de rien, conséquence du traumatisme des guerres ?

Qui sont les seniors ?

Il est important de donner une définition des séniors, sujets de notre étude, pour ne pas commettre l’écueil de la simplification.

Un senior est un homme ou une femme qui a atteint l’âge de la cinquantaine. Face à l’allongement de l’espérance de vie permise par les progrès scientifiques et sociaux, on établit, depuis une dizaine d’années, une distinction entre les jeunes seniors, c’est-à-dire entre les personnes âgées de 50 à 65 ans, et les seniors du troisième et quatrième âge. Le troisième âge est atteint entre 70 et 82 ans, et le quatrième âge survient dès lors que la personne franchit les 82 ans.

Néanmoins, ces indicateurs dépendent d’une perception et peuvent être erronés au regard des classes sociales. Ainsi, une personne ayant eu un métier éprouvant tout au long de sa vie, ayant élevé plusieurs enfants, ou ayant une qualité de vie moyenne, a plus de chance d’être vieille avant l’âge. A l’inverse, une personne sans enfants ou ayant eu une meilleure qualité de vie est moins usée et est donc moins «vieille », ou vieillie, que l’indique son âge.

Les grandes caractéristiques de la Génération silencieuse et des Baby-boomers

Il est possible de construire un type sociologique d’individu en fonction de sa génération. Quel est le type sociologique de l’individu de la Génération silencieuse ? Quel est celui du baby-boomer ?

La Génération silencieuse

  • Les membres de la Génération silencieuse sont nés entre 1925 et 1942. Ils font partie du 3ème ou 4ème âge aujourd’hui
  • Ils ont vécu la deuxième guerre mondiale dans leur enfance ou leur adolescence
  • Ils ont eu un choix de vie restreint
  • Ils sont économes

Les baby-boomers

  • Ils sont nés entre 1945 et 1959
  • Ils sont matérialistes
  • Ils sont adeptes de la consommation de masse, y compris les anciens hippies.
  • Le choix de vie est plus large

Comment les seniors consomment-ils ?

En vertu des caractéristiques de leur génération, de leur classe sociale et aussi de leur « esprit », tous les seniors ne consomment pas de la même façon, mais de nouveau, il est possible de dresser des types de consommateur-seniors.

  • Les acheteurs compulsifs : Les achats compulsifs des personnes âgées sont souvent des personnes traumatisées par les conséquences matérielles de l’Occupation. Ayant toujours peur de manquer et d’être privées des biens de première nécessité, ces personnes achètent en trop grande quantité et trop fréquemment. Il s’agit généralement de produits comme la nourriture, les vêtements, ou les objets du quotidien.
  • L’obsession du dernier-cri : Les jeunes n’ont pas le monopole de l’achat d’objets neufs et dernier-cri. En effet, de nombreuses personnes âgées, notamment les baby-boomers, achètent le nec plus ultra des appareils électroménagers, des écrans de télévision ou des outils de bricolage. Pourquoi ? Ils sont matérialistes.
  • Les économies : A l’inverse, d’autres personnes âgées consomment le moins possible. En effet, elles réagissent différemment au traumatisme de l’Occupation, c’est-à-dire qu’elles économisent pour s’assurer de subsister en cas de coup dur. D’autre part, la plupart des personnes âgées sont habituées à nourrir l’épargne plutôt que de la dilapider.

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