Comment profiter d’exonérations fiscales pour les entreprises grâce au contrat de professionnalisation ?

Le contrat de professionnalisation n’est pas exactement une nouveauté. Créé en 2004, pour remplacer le contrat de qualification, fameux « contrat de qualif », le contrat de professionnalisation reste cependant assez peu utilisé par les entreprises. C’est bien dommage, car il ne présente que des avantages et ce, pour les deux parties contractantes.

contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation, qu’est-ce que c’est ?

Le contrat de professionnalisation s’adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi âgés de 26 ans ou plus et aux bénéficiaires de certaines allocations ou contrats. C’est un dispositif qui a pour but de donner au salarié une qualification professionnelle avec, en ligne de mire, l’insertion ou la réinsertion professionnelle. Pour pouvoir prétendre à un tel contrat, le candidat doit être titulaire au minimum d’un bac pro.

Les bénéficiaires âgés de 16 à 25 ans révolus perçoivent pour rémunération un pourcentage du SMIC selon leur âge et leur niveau de formation. Les salariés âgés de 26 ans et plus touchent un salaire qui ne peut être ni inférieur au SMIC ni à 85 % du salaire minimum conventionnel. Toutes les modalités du contrat de professionnalisation sont consultables sur le site travail-emploi.gouv.fr.

Des réductions de cotisations et bien plus encore !

Pour aider à l’embauche de ces salariés encore en cours de formation, l’état propose une aide aux entreprises sous la forme de réduction des cotisations patronales de Sécurité sociale variable selon l’effectif de l’entreprise. Cette aide peut aller jusqu’à l’attribution d’une prime exceptionnelle de 2000€ si le contrat est conclu avec un demandeur d’emploi de 45 ans ou plus. Vous trouverez tous les détails du dispositif sur le site de l’URSSAF.

Mais au-delà de l’aide pécuniaire, embaucher un salarié en contrat de professionnalisation représente pour l’employeur l’opportunité de former son futur collaborateur selon ses besoins. Un salarié spécialisé et opérationnel, c’est de l’or pour la plupart des entreprises. Le salarié alterne les périodes de formation et les périodes de stage en entreprise, ce qui permet une progression et un apprentissage rapide.

Enfin, il ne faut pas négliger l’importance de la relation affective qui se crée entre le stagiaire et son entreprise d’accueil ; elle se transforme bien souvent en fidélité du salarié envers son employeur et génère beaucoup de motivation. Une manière durable et bénéfique d’enraciner une entreprise dans son environnement local et d’assoir sa notoriété. Le contrat de professionnalisation ne saurait se résumer à des réductions de cotisation !

Concrètement, comment ça se passe ?

Le contrat de professionnalisation est un contrat dit « en alternance » et son déroulement n’est pas laissé au hasard.

  • La durée du contrat : comprise entre 6 et 12 mois, jusqu’à 24 mois pour les personnes sans qualification ou bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité Active) ou sortant d’un contrat aidé.
  • L’organisation de l’alternance : les enseignements généraux, professionnels et technologiques sont dispensés par un organisme de formation. Ils occupent entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat.
  • Le tutorat : l’employeur peut désigner un tuteur. Celui-ci doit être volontaire, confirmé et justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 2 ans en rapport avec la qualification visée.
  • Vous souhaitez sauter le pas et recruter un salarié en contrat de professionnalisation ? Il existe de nombreux organismes de formation qui peuvent vous proposer des candidats. Pour le secteur de la comptabilité et de la gestion, l’ESCG est une valeur sûre.

    Si malgré tout, quelques doutes persistent, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de la direccte.fr, les témoignages des chefs d’entreprise finiront de vous convaincre.

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