La génération Z est-elle réactionnaire ?

Les conflits générationnels sont de plus en plus rapprochés dans le temps car la société évolue très rapidement. Prenons une famille lambda, même si la mono-famille, celle du modèle nucléaire n’existe plus depuis plusieurs décennies, de sorte que l’expression famille lambda n’est plus vraiment de sens. A l’intérieur de ces familles, il est possible de trouver trois à quatre générations différentes, à savoir des générations silencieuses qui sont des personnages âgées, les baby-boomers ex soixante-huitards, la génération X revendicative représentée par les parents, puis la génération Y et la cyber-génération incarnées par les enfants de la famille.

Trois ou quatre spécimens de la même famille cohabitent donc ensemble, et chacun a son lot de caractéristiques sociologiques, créant les fameux conflits de génération. A moins que génération silencieuse et génération Z s’entendent très bien ?

Quelle est cette cyber-génération qui se cache derrière ses écrans ?

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La génération Z est une expression qui désigne une génération sociologique qui suit la génération Y, elle-même précédée de la génération X. Cette génération Z est aussi appelée cyber-génération, ou nouvelle génération silencieuse. Si le nom de cyber-génération paraît évident, les deux autres le paraissent moins. La génération Z semble avoir hérité d’un nom logique, puisque c’est la génération qui suit la génération Y.

Mais le Z n’est pas seulement la lettre qui précède le Y, c’est aussi la lettre qui ferme la boucle de l’alphabet, alors pourquoi se représenter la génération Z comme la dernière des générations ? Est-ce la dernière que l’on estime pouvoir cerner ? Quant au patronyme de « nouvelle génération silencieuse », il s’agit de mettre en évidence les points communs de la génération Z et ceux de la génération dit silencieuse, dont les membres sont nés entre 1925 et 1945.

Qui sont les spécimens et de la génération Z ?

Les membres de la génération Z sont les personnes nées à partir de 1995. A quoi correspond cette date ? Les enfants du XXIème siècle n’ont pas connu la guerre froide, autrement dit la menace omniprésente d’une guerre et une vision bipolaire du monde et de la politique issue des idéologies. Si une guerre éclate, sans doute sera-t-elle une cyber guerre. Ils sont témoins de l’attaque de l’attaque terroriste de 2001 sur le World Trade Center et des bouleversements géopolitique qui en ont résulté. Surtout, ils sont nés avec les nouvelles technologies et sont donc réputés très à l’aise dans l’utilisation de ces nouvelles technologies. Enfin, ils sont confrontés à une crise financière qui a des conséquences économiques et sociales très importantes.

Génération Z et génération silencieuse

La génération Z est-elle si silencieuse ?

Quels sont les points communs entre la génération née dans l’entre-deux-guerres, dite génération silencieuse, et la génération 2000 ?

  • La crise financière et économique : La génération silencieuse a connu la Grande Dépression de 1929 et ses répercussions économiques et sociales. La génération Z connaît en ce moment une crise financière sans précédent… excepté le précédent de 1929.
  • La docilité et l’absence de revendications : La génération silencieuse ne revendiquait pas et avait un grand sens du devoir. Ces caractéristiques s’expliquent par le contexte économique et social. L’effort de guerre et la reconstruction après la Seconde guerre mondiale ont pesé sur eux. La génération Z n’a pas connu de guerre, elle est fortement consciente des réalités sociales et économiques du monde, mais ne revendiquent pas.

La génération Z, la génération paradoxale

La génération Z a des caractéristiques paradoxales :

  • Communication exacerbée ou absence de communication : la génération Z maîtrise les NTIC à la perfection et est très connectée, si bien que cette génération a une vie virtuelle et une vie réelle. Cette génération n’est pas à l’aise avec le contact physique, ce qui peut créer des problèmes de communication dans les entreprises où cohabitent trois générations.
  • Esprit collectif et peur de l’autre : La génération montante n’est pas aussi individualiste que la génération X. Pour autant, cette génération n’a pas la culture de la mobilisation et de la revendication de rue, et sa difficulté à communiquer réellement empêche la confrontation avec la hiérarchie. En est-on sûr ? La jeunesse se mobilise massivement sur les réseaux sociaux et est généralement partisane du street art qui consiste à utiliser la rue à la fois comme un support et comme un moyen d’expression.
  • Ethique ou néant : la jeunesse a trop conscience des réalités extérieures et des problèmes que pose l’individualisme, pour manquer d’éthique. Pour autant, dans la culture cinématographique de la jeunesse, les séries prennent une place importante. Or, les séries mettent souvent en avant un monde simpliste et illusoire.
  • Souplesse et mixité ou rigidité et cloisonnement ? Les réseaux sociaux permettent de cultiver la discussion, le partage et la négociation. Mais en réalité, la génération Z, grande adepte des réseaux sociaux ne parviendrait pas à composer avec des personnes trop différentes d’elle.
  • Stabilité ou adaptation aux évolutions permanentes : Face à la crise économique et financière, la génération Z aspire à d’avantage de stabilité que ses aînés, mais doit sans cesse se conformer à des évolutions rapides.

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