Arthrose du pouce : focus sur la rhizarthrose

Malheureusement bien connue et très répandue, l’arthrose fait partie de ces pathologies qui se développent de façon progressive avec l’âge. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas nécessairement d’une pathologie douloureuse : certains s’en accommodent très bien.

Généralement, nous étions plutôt habitués à entendre parler de l’arthrose des parties basses du corps, telles que l’arthrose de la hanche ou l’arthrose du genou. Sachez que l’arthrose peut toucher toutes les articulations, mais, bien sûr, les plus sollicitées sont les premières concernées.

Ici, parlons un peu d’arthrose de la main, et plus particulièrement d’arthrose du pouce (rhizarthrose). Qu’est-ce que c’est ? A quoi est-ce dû ? Faut-il opérer ? Quelques éléments de réponse dans cet article.

Rhizarthrose : qu’est-ce donc ?

Sous son nom quelque peu barbare issu du jargon médical : la rhizarthrose (lien wikipédia) désigne l’usure d’une articulation de la main. Et plus précisément, celle située à la base du pouce.

Cette forme d’arthrose peut être douloureuse au point d’en devenir invalidante, bien que cela ne concerne pas la majorité des cas.

Tout comme l’hallux valgus, la rhizarthrose a tendance à toucher plus fréquemment les femmes que les hommes. En outre, cette pathologie se développe plutôt chez des individus âgés de plus de 50 ans (bien que des formes précoces d’arthrose existent chez des personnes plus jeunes).

L’usure de l’articulation entraîne par ailleurs une déformation de la main au niveau du pouce. A un stade avancé de cette pathologie, on parle de pouce « en Z ». Une déformation qui peut rendre la prise d’objets en main plus difficile. Cependant, rares sont les cas où la pathologie créé de réels problèmes.

Comment la détecter ?

La plupart du temps, l’arthrose est diagnostiquée très simplement : sans avoir besoin de recourir à des prises de sang ou à des radios.

En effet, de manière générale, il suffit de se rendre chez le médecin généraliste qui examinera les articulations concernées et vous posera des questions spécifiques.

En revanche, un suivi et une prise de sang peuvent être justifiés si le patient envisage de se faire opérer la main.

La rhizarthrose, au même titre que l’arthrose des doigts, est une maladie plutôt fréquente chez les femmes de plus de 50 ans.

Comment la traiter ?

A ce jour aucun médicament ne peut prévenir de façon efficace l’arthrose, et aucun ne peut en modifier l’évolution.

Ce n’est qu’en cas de douleur que l’on peut envisager un traitement médicamenteux qui ne visera pas à traiter la pathologie en elle-même (on traite juste la douleur).

On peut alors prendre des antidouleurs basiques, produisant peu d’effets indésirables, tels que le paracétamol. En cas de douleurs plus intense, le médecin pourra vous prescrire un traitement plus lourd.

Les anti-inflammatoires ne seraient indiqués que dans de rares cas de poussées de douleurs ponctuelles et résistantes aux autres traitements. L’arthrose n’étant pas considérée comme une maladie inflammatoire, l’intérêt de ce type de traitement peut être considéré comme minime.

Dans tous les cas, il convient toujours de consulter un médecin et de se méfier de l’automédication pour palier à une douleur comme celle-ci. D’autant plus qu’il faut être vigilant en ce qui concerne la prise de plusieurs médicaments différents.

En effet, puisque cette pathologie s’adresse potentiellement à des personnes âgées plus ou moins vulnérables ces personnes peuvent déjà suivre d’autres traitements (parfois incompatibles avec la prise de paracétamol ou d’anti-inflammatoire).

En revanche, si aucun médicament n’existe pour la déformation progressive de l’articulation, il est possible d’en retarder l’évolution grâce à une orthèse : un moulage en résine amovible qui peut être mis la nuit par exemple.

Et la chirurgie dans tout ça ?

La chirurgie n’est à envisager que dans des cas où la déformation devient grave et réellement handicapante et/ou douloureuse. Le traitement chirurgical repose principalement sur deux techniques.

L’une permet de limiter la déformation en maintenant la mobilité, l’autre permet de réduire la douleur et de conserver la force de prise en main, en savoir plus.

Dans tous les cas, pour une intervention aussi spécifique, il convient de se tourner vers un professionnel de confiance qui saura vous indiquer en toute transparence si la chirurgie est nécessaire.