Quelle assurance auto pour un véhicule personnel utilisé pour le travail ?

Un contrat d’assurance auto prévoit la couverture des risqués liés au « trajet domicile-travail ». Mais la couverture de risqués liés à un usage professionnel d’une voiture personnelle, cela dépend de l’entente entre l’assureur et l’assuré. Si la nécessité d’un usage professionnel survient après la souscription du contrat, il vous faudra négocier une extension de garantie avec votre assureur. Vous pouvez vous aider du classement réalisé par le JournalDuNet pour faire un petit comparatif des assureurs.

Mais vous n’êtes pas tout seul dans cette démarche. En effet, l’employeur a aussi une responsabilité dans la couverture d’un véhicule personnel utilisé à titre professionnel. Entre autres, c’est lui qui devra prendre en charge une éventuelle augmentation du montant de votre cotisation. Ce fonctionnement est d’ailleurs encadré par la loi.

Quelle assurance auto pour un véhicule personnel utilisé pour le travail ?

Négocier avec l’assureur pour l’extension de la garantie du contrat

Aller négocier avec l’assureur, c’est le premier reflexe à adopter si vous devez utiliser votre voiture personnelle pour le travail. Le fait que l’assureur soit tenu au courant est à la fois dans son intérêt et dans le vôtre. Dans la pratique, l’assureur propose une augmentation du montant de votre cotisation. La balle sera dès lors dans votre camp, vous et votre employeur.

Pour que la négociation ait réellement une chance d’aboutir, faites part à votre assureur de tous les détails autour de l’usage professionnel de votre voiture personnelle. Cela lui permettra d’évaluer jusqu’à quel point le risque couvert est aggravé. Vous trouverez des informations pertinentes et détaillées sur ce sujet en suivant ce lien : https://www.axa.fr/assurance-auto.html.

Dans l’hypothèse où l’assure accepte d’étendre la garantie à l’usage professionnel, cela se traduit, au strict minimum, par la couverture responsabilité civile (indemnisation de dommages matériels et/ou corporels subis par des tiers) au cours de l’usage professionnel de la voiture.

En tout cas, rassurez-vous, vu que cette extension de garantie est va de pair avec une augmentation du montant de votre cotisation, votre employeur devra prendre ses responsabilités.

L’employeur prend en charge l’augmentation du montant de la cotisation

L’utilisation de votre voiture personnelle pour le travail, cela crée bien évidemment de nouveaux risques. C’est donc votre employeur qui prendra en charge l’augmentation du montant de votre cotisation. En d’autres mots, la couverture de tout risque lié à l’usage professionnel de votre voiture personnelle ne vous tombera pas sur la tête.

Dans tous les cas, il faut toujours que vous teniez votre employeur au courant des nouveaux termes de votre contrat. Faites-lui part aussi d’un éventuel refus d’extension de garantie par l’assureur. Dans ce cas, deux options se présentent à votre employeur :

  • soit il se démène pour vous trouver un autre moyen de déplacement
  • soit il s’active pour vous trouver une autre option de garantie

Si l’usage professionnel de votre voiture personnelle est incontournable, vous pouvez alors envisager de changer d’assureur en cas de refus d’extension de garantie. La résiliation hors échéance est légale dans cette situation, au passage. Quoi qu’il en soit, démenez-vous pour vraiment mettre toutes les chances de votre côté ; faites appel, par exemple, à un courtier en assurance qui a l’expérience des négociations avec les assureurs ; vous pouvez aussi dénicher des devis raisonnables à l’aide d’un comparateur d’assurances en ligne.

Sinon, quand vous cherchez un contrat qui couvre l’usage d’une voiture personnelle pour le travail, optez pour des garanties similaires à une couverture de l’usage personnel. Les risques, en effet, ne sont pas si différents : le vol, l’incendie, l’accident, etc.

Un dernier point, si vous sentez que les choses se compliquent avec votre assureur, laissez l’état d’âme de côté et refusez tout simplement que votre voiture personnelle soit utilisée pour le travail. Elle vous appartient, et l’autorité de votre employeur n’implique en aucun cas qu’il aurait le droit de vous obliger d’en faire un usage professionnel.