E-cigarette

E-cigarette et sevrage tabagique : les 5 conditions de la réussite

Après l’effet « découverte » qui a accompagné sa commercialisation en France à la fin des années 2000, la cigarette électronique est passée par une longue traversée du désert, rythmée par des incertitudes, des polémiques et des restrictions. Aujourd’hui, ce sont les acteurs de la santé publique qui, enfin, mènent le débat, avec pragmatisme et données scientifiques. Mais pour que l’e-cigarette joue pleinement son rôle d’aide au sevrage tabagique, le fumeur qui souhaite décrocher doit respecter cinq conditions.

#1 L’e-cigarette n’est pas un « plaisir »

Le large choix des arômes et la possibilité offerte au vapoteur de créer ses propres saveurs en mélangeant les e-liquides ne doivent pas le détourner de son objectif : décrocher le Graal d’une vie sans nicotine. Et la nicotine, on la retrouve à la fois dans la cigarette à tabac et dans la cigarette électronique. La première condition de la réussite du sevrage à la nicotine est donc relative à la perception du vapotage. La cigarette électronique n’est pas un « plaisir », c’est une aide temporaire qui vient amortir les effets secondaires du sevrage tabagique pour aider le fumeur à décrocher définitivement à court ou moyen terme (jusqu’à deux ans).

Selon les données du Baromètre de Santé publique France, reprises par l’Académie nationale de médecine, la cigarette électronique a permis à 700 000 fumeurs d’arrêter la cigarette en France. Si vous tenez, vous aussi, à votre success story, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Notez également qu’en moyenne, la cigarette électronique a permis de réduire de 10 le nombre de cigarettes à tabac fumées en France chaque jour (toujours selon le Baromètre de Santé publique France).

#2 Ne JAMAIS cumuler cigarette à tabac et e-cigarette

Certes, la cigarette électronique vous évite d’inhaler les (très) nombreuses substances toxiques et potentiellement cancérigènes qui résultent de la combustion du tabac comme le monoxyde de carbone ou encore le goudron. Cependant, d’un point de vue strictement médical, la situation optimale est celle où l’on ne fume pas et où l’on ne vapote pas. La cigarette électronique doit être envisagée dans une optique du « moindre mal », comme l’explique l’Académie nationale de médecine. Pour y voir plus clair, voici un classement des trois situations possibles, à gravité décroissante :

  • Fumer du tabac et utiliser l’e-cigarette ;
  • Fumer du tabac seulement ;
  • Utiliser l’e-cigarette seulement ;
  • Ni tabac, ni cigarette électronique.

#3 S’approvisionner chez un professionnel de confiance

En 2019, une vague de pneumonies mystérieuses a touché les Etats américains du Texas et de la Californie. Première enquête des autorités sanitaires fédérales : la très grande majorité des patients sont des vapoteurs. Après avoir incriminé le principe même du vapotage dans un premier temps, les autorités américaines ont découvert un autre point commun entre les patients : ils ont tous vapoté un e-liquide frelaté et contenant, de surcroit, une substance illicite : l’acétate de vitamine E. C’est en réponse à cette épidémie fulgurante que l’Agence nationale de sécurité des aliments, de l’environnement et du travail (ANSES) a lancé la première base de données ouverte à tous qui recense la composition chimique de la totalité des e-liquides autorisés à être commercialisés en France. Vous l’aurez compris, pour éviter le hors-piste, vous allez devoir choisir votre fournisseur de cigarette électronique et de e-liquides avec soin.

#4 Diminuer progressivement la concentration en nicotine

Les cigarettes électroniques de dernière génération, dites « smart e-cig », le font automatiquement. Elles embarquent en effet deux réservoirs : l’un pour l’e-liquide avec une certaine concentration en nicotine, l’autre avec un e-liquide à 0 % de nicotine. Le dispositif délivre au vapoteur des bouffées plus ou moins concentrées en nicotine selon plusieurs critères comme son « expérience », sa progression dans le sevrage tabagique, ses habitudes de vapotage, etc.

#5 S’informer sur les dangers du tabac

Plus vous serez conscient de l’impact du tabac sur votre santé, mieux vous entretiendrez votre motivation pour décrocher définitivement. D’ailleurs, vous remarquerez sans doute de belles évolutions en matière de respiration, de performance physique et même d’odeur corporelle dès les premières semaines du sevrage.

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